Les goûts et les saveurs de l’alpinisme au Vallon de la Lavey

Les goûts et les saveurs de l’alpinisme au Vallon de la Lavey


L’alpinisme dans les Ecrins n’est pas seulement sauvage et magnifique, il peut aussi être gastronome à ses heures. Le refuge de la Lavey est gardé depuis une quinzaine d’années par Caroline et Bruno, un couple aussi doué sur les skis que devant les marmites. Ce n’est donc pas par hasard si nous vous avions concocté un petit séjour d’alpinisme dans ce vallon. Quatre chanceuses ont pu en profiter : Anouk, Emmanuelle, Hélène et Maëva.

 

Après une rapide montée au refuge, nous avons crapahuté dans le site de bloc avoisinant pour se mettre en jambe en vue de la course du lendemain : L’arête des Papillons à l’Aiguille d’Entre-Pierroux. Il s’agit de la première partie de l’arête Est.

 

 

AppPapEmmanuelle et Hélène à l’approche de l’arête des Papillons,

derrière elles se dresse le Bac du Canard.

 

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Maëva et Anouk dans la première partie de l’arête des Papillons. 

En toile de fond se trouve la Meije, la Tête du Rouget, le Pavé, le Pic Gaspard, la Grande Ruine et bien d’autres…

Cette arête des Papillons est une belle course de progression. La difficulté est modérée mais présente, des montées, des descentes, un rappel, du rocher pour l’arête et de la neige dans le couloir de descente. C’est une course variée.

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Rien de tel qu’un bon becquet pour assurer une courte desescalade.

Anouk et Maëva en action.

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Anouk et Maëva marchent anneaux à la main,

derrière la Tête des Fétoules nous présente son arête ouest.

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Anouk et Maëva dans le couloir de descente de l’arête des Papillons.

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En bas du couloir de descente se trouve un névé tout ce qu’il y a de plus adapté pour une école de neige.

 

 

Au refuge de la Lavey la soupe est excellente, comme tous les autres plats qui sortent de la cuisine d’ailleurs.

Oui très bien, mais : “A quelle heure est-elle servie ?” me demanderez-vous !

A quoi je vous réponderai, en toute bonne volonté : “Tout est fonction de l’apéro.”

 

Donc pas de problème pour être à l’heure pour la soupe ! Nous avons même le temps de prendre une douche.

Oups pardon, on avait oublié de vous prévenir qu’il y a même des douches à la Lavey, et chaudes en plus, si tant est que l’on arrive avant que le chauffe-eau solaire maison ne passe à l’ombre…

 

D’avoir eu la Tête des Fétoules face à nous toute la journée nous a donné l’envie d’aller lui rendre visite. C’est ce que nous faisons dès le lendemain. Réveil à quatre heure et c’est parti pour les 1660 mètres de dénivellée qui nous séparent de sa cime.

 

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En haut de la combe se trouvent encore quelques névés avant de prendre pied sur le glacier.

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Nos quatre alpinistes remontent le glacier des Fétoules.

Le Cirque du Soreiller se présente en entier, de l’Aiguille du Plat de la Selle à la Tête du Rouget.

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Au sommet de la Tête des Fétoules, casse-croûte et doudoune, le combo rêvé !

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En redescendant sur l’arête finale, chacune veille à sa prochaine.

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Vu la banane, ça doit bien se passer !

Après quoi, c’est 1660m de descente qui nous attendent, ponctués d’une petite averse pour nous rafraichir à mi-chemin. Le lendemain ce sera grasse matinée, le réveil est réglé pour sept heures. Mais vu l’orage servi au petit déjeuner, nous prendrons sagement le sentier du retour à la vallée avant l’arrivée du suivant.

Comme disait mon grand père : Parfois mieux vaut être une poule mouillée qu’un coq détrempé !